Atelier d'écriture du mercredi 5 août 2020


"Allez... Vous vous laisserez sûrement séduire un soir d'été : savourer pour la énième fois un film déjà vu - rarement un chef-d'œuvre -, mais que vous aimez aussi pour ce qu'il évoque de votre propre vie, du moment où vous l'avez découvert, des répliques cultes que vous connaissiez alors par cœur et de l'entourage qui les chérissait avec vous. Peu importe le mauvais goût. Et qu'est-ce au juste que ce "mauvais" goût ? Celui des non-dominants socialement, intellectuellement, économiquement ?"

Ce texte est extrait du sommaire de Télérama n° 3681 en date du 1er au 7 août 2020. Nous allons évoquer ces films cultes qui nous rendent dingues ! Ou plutôt ces films que Bertrand TAVERNIER appelle "de chevet" comme il existe des livres que nous aimons relire régulièrement, avec un plaisir intact, voire renouvelé. Umberto ECO parle, lui, d'œuvres rassembleuses.

Alors, toute honte bue, parlons-en de ce film obsédant, dont nous apprécions les dialogues, les défauts de raccord au montage ou les incongruités et donc la seule musique nous rend nostalgique. Sommes-nous plutôt "Star Wars" de Georges LUCAS, "Le singe en hiver" d'Henri VERNEUIL, "Tontons flingueurs" de Georges LAUTNER, "Mary Poppins" de Robert STEVENSON, "Les visiteurs" de Jean-Marie POIRE, "L'auberge espagnole" de Cédric KLAPISCH, "Les trois frères" de Bernard CAMPAN et Didier BOURDON, "La grande vadrouille" de Gérard OURY, "Les bronzés" de Patrice LECONTE, "Autant en emporte le vent" de Victor FLEMING ?

Quand, à quelle occasion, à quel âge avons-nous découvert cette merveille ou ce navet ? Combien de fois sommes-nous allés le visionner sur grand écran ? En avons-nous un enregistrement pirate, une cassette VHS ou un DVD ? Le regardons-nous seul ou accompagné ? Possédons-nous le disque vinyle, la cassette audio, le CD de la bande originale ? Avons-nous quelques objets dérivés : affiche, mug, pin's ? Avons-nous réussi à refiler le virus à nos copains de collège, nos enfants, nos collègues de travail, nos petits enfants ? Que se passe-t-il en nous lorsque la musique du générique atteint nos oreilles ?

C'est la consigne du jour : mon film culte, j'en parle et je me raconte à travers lui.

Bonne écriture, bonnes lectures !

A mercredi prochain.