Atelier d'écriture du Mercredi 1° juillet 2020


"Dans le monde d'après, il y aura plus de pistes cyclables, on prendra moins l'avion et plus le train, les gens tondront moins leur gazon, les enfants feront l'école dans la nature. On consommera des aliments plus locaux, achetés directement auprès de producteurs ou dans des petits commerces. On achètera moins de fringues inutiles, fabriquées par des gens sous-payés dans des pays moins riches que le nôtre. On paiera mieux les gens qui nous soignent, qui s'occupent de nos anciens, qui éduquent nos petits. Et aussi tous ceux qui font les boulots dévalorisés mais indispensables. On sera plus autonomes, car on aura commencé à cultiver ses légumes dans son propre jardin ou dans des parcelles partagées, en ville. On sera plus solidaires. Mieux préparés. Plus résilients.

Utopique ? Peut-être. Le monde d'après pourrait être aussi plus dur, plus violent, plus chaud. Les industries les plus polluantes pourraient être massivement renflouées comme après la crise financière de 2008. La 5G pourrait nous proposer toujours plus de connexion internet, pour plus de vidéos inutiles, plus de données, dans un flux constant qui empêche de faire, de penser. La finance pourrait continuer à gouverner le monde, les multinationales de l'agro-alimentaire pourraient nous proposer toujours plus d'aliments ultratransformés qui font exploser l'obésité et le diabète. Les pesticides pourraient continuer à faire mourir à petit feu les insectes et, par effet de cascade, la faune sauvage. Les forêts pourraient continuer à être rasées à blanc."

Vous venez de lire une grande partie de l'éditorial de la revue bimestrielle "4 saisons" (n° 243 juillet-août 2020), le magazine édité par Terre Vivante, dont le slogan se résume en deux mots : l'écologie pratique.

Avant. Après. Avant et après quoi ? Appuyons-nous sur ce concept et décrivons un "avant-après" d'un évènement majeur (ou mineur, voire microscopique) de notre vie privée (ou sociale, familiale, professionnelle, amicale, etc.). Cette occasion pourrait être une naissance ou un décès, une rencontre ou une séparation, un déménagement ou un changement de voisin, une nouvelle orientation professionnelle ou un départ à la retraite, une intervention chirurgicale ou une coupe de cheveux, le port de lunettes ou un tatouage, un engagement politique ou associatif, etc.

Inventez, imaginez, relatez mais surtout racontez ! Françoise Hardy a décrit l'indifférence de Jacques Dutronc, son compagnon quand elle a raccourci drastiquement la longueur de ses cheveux, il ne s'en était même pas aperçu...

Voilà la consigne de la semaine : l'avant-après d'un évènement. Un passé et un futur et entre les deux, quelque chose d'énorme ou de ténu... Bonne écriture, bonnes lectures !

A mercredi prochain !